Lundi 26 mars 2007 1 26 /03 /Mars /2007 18:38

LA FONCTION PUBLIQUE

 

Les fonctionnaires : ensemble des personnes à la disposition des gouvernants pour faire fonctionner le service publique. Leur nombre s’est accru au XXème Siècle.

 

Etat gendarme = nombre de fonctionnaires restreint

Etat providence = plus de fonctionnaires

 

Début du XXème Siècle =                                                 600 000 de fonctionnaires

A ce jour =                                                                     5 000 000 de fonctionnaires

 

Répartition :

2.600.000 de l’état

1.400.000 des collectivités locales

900 000 établissements hospitaliers

500.000 entreprises publiques

 

Par secteurs :

Education = 100.000 fonctionnaires

Défense = 450.000 fonctionnaires

Les Postes= 400.000 fonctionnaires

 

Les traitements des fonctionnaires représentent 25% des dépenses publiques

Pourquoi « traitements » ? Parce que l’état traditionnellement ne paye pas, il dédommage

 

Ces agents sont subordonnés aux politiques et l’administration doit exécuter les décisions des pouvoirs politiques. Jusqu’en 1850, les fonctionnaires sont choisis sur des critères politiques mais peu à peu on a considéré qu’il était nécessaire d’offrir des garanties aux fonctionnaires. Avec le développement de la démocratie plus la République, on recrute plus sur compétence et capacités. Il y a de plus en plus de participation des syndicats qui prennent des décisions en matière de carrière (stabilités et possibilité offertes par le droit du travail). Accroissement de la fonction publique a entraîné un accroissement dans les situations juridiques. Aujourd’hui les statuts juridiques des personnels sont diversifiés :

à les fonctions statutaires

à les salariés de droits privés

Mais la majorité est soumise aux règles de la fonction publique. Les fonctionnaires du fait de la nature de leurs actes se trouvent dans un » situation particulière. Ils doivent faire fonctionner les services publics dans l’intérêt général et il est nécessaire de le soumettre à un régime dérogatoire dans l’intérêt de ces services publics. On retrouve ce système (Allemagne/Angleterre) mais aussi des démocraties où il n’existe pas. C’est à dire différents régimes particuliers. Les autres pays ont moins de fonctionnaires que la France en Europe. Le droit Européen a des conséquences sur la situation française car il pousse à dé fonctionnariser une partie de l’administration par le biais de la privatisation (fonctionnement similaire au privé mais regard sur le fonctionnement)


 

Les fonctions publiques de l’Etat

 

I-                   Les différentes catégories de personnels de l’administration

 

La distinction entre salarié de droit privé et agent publique.

La fonction publique en France :

Distinction entre salarié de droit privé et agent publique.

La fonction publique en France incarne la puissance publique. L’ensemble des collaborateurs de l’administration est agent public, mais on a toujours admis que par commodité l’administration pouvait faire appel à une personne soumise à un statut de droit privé.

 

Règle n°1 :

Si l’organisme employeur n’a pas la personnalité morale de droit public (c'est-à-dire Etat -Collectivité territoriale - Etablissements publics) le salarié ne SERA PAS un agent public. Donc à contrario les personnels des personnes morales de droit privé est toujours un personnel de droit privé (les CPAM son des établissements de droit privé donc leurs salariés sont des salariés de droit privé). Exceptionnellement lorsque l’administration ou E.P.A se transforme en Etablissement privé, ex : France Telecom qui était une administration appartement aux P.T.T, on a donc permis le maintient pour ceux qui le souhaitaient de conserver leur statut de fonctionnaire.

 

Règle n° 2 :

Les personnels des S.P.A (Service Public Administration) sont personnels de droit public.

Les S.P.I.C (Service Public Industriel et Commercial) de droit privé avec seulement deux fonctionnaires, le Directeur et le Comptable.

 

Règle n° 3 :

L’intérêt de la distinction est énorme

1) Le salarié de droit commun (privé) se voit appliquer le code du droit du travail et les litiges éventuels se règlent au Tribunal Judiciaire.

L’agent public est soumis au droit public et les éventuels litiges se règlent au Tribunal Administratif.

 

2) La distinction entre agent publique fonctionnaires et agents publiques non fonctionnaires

Les fonctionnaires sont soumis à un statut réglementaire qui détermine leurs droits et obligation. Ils doivent donc subir toutes les modifications que pourra connaître ce statut. Cela donne une grande stabilité d’emploi et des garanties de carrières. Les agents non fonctionnaires se trouvent dans une situation plus précaire et ne bénéficient pas des mêmes garanties.

Définition du fonctionnaire, dans l’article 1 du statut général de 1959 :

Les fonctionnaires ont été nommé permanents à temps complet et titularisé dans un grade de la hiérarchie de l’Administration Centrale de l’Etat et des Services Extérieurs en dépendant ou des Etablissement Publics de l’Etat.

 

 

 

 


 

SEMESTRE 2

_                                                                                   


DE LA FONCTION PUBLIQUE

 § 1 – CATEGORIE DE PERSONNELS

 Beaucoup de jeunes en France aspirent à rentrer dans la fonction publique.

Plusieurs catégories de fonctionnaireàfonctionnaires d’état/collectivités locales...et parmi les fonctionnaires, plusieurs catégories de personnel :

  • agents publics fonctionnaires
  • agents publics non fonctionnaires
  • agents publics stagiaires
  • agents publics auxiliaires
  • agents publics contractuels

 Les fonctionnaires, sont des agents nommés de façon unilatérale par l’administrationàpas de contrat.

L’emploi doit être permanent, pas d’intérim ou d’emploi temporaire mais dans certains cas le temps partiel est possible. L’agent doit être titularisé dans un corps (catégories C, B, A). Depuis 1983, les fonctionnaires des collectivités locales ont un statut assez proche de celui des fonctionnaires d’état et on facilite les passerelles entre les deux.

Les agents publics non fonctionnaires (catégorie plus large) sont des auxiliaires –agents recrutés pour un certain temps pour services àservices saisonniers/occasionnels...

Mais ils ont obtenus des garanties qui se rapprochent des fonctionnaires. Les contractuels assurent le travail d’un fonctionnaire pendant un certain nombre d’années (=contrat)àles conseil d’état exerce un contrôleàcela concerne souvent des métiers spécialisés (dont ne dispose pas l’administration), par exemple artistes/dessinateur/directeur de la culture/métiers de l’informatique/carnaval (pour prendre l’exemple de Nice)....etc.

Un juge contrôle si recrutement de contractuel(s) nécessaire ou pas... par exemple ne pourra être recrutée en tant que contractuelle une secrétaire car ce métier existe sur la grille des métiers de la fonction publique !!!

Loi de juillet 2005 à après 2 contrats CDD de 3 ans (soit 6 ans), l’administration est obligée de stabiliser le contractuel en CDI.

Stagiaires : agents publics qui ont vocation à être titularisés à la suite d’un examen ou d’un temps de probation (formationàstage)

 
Il y a près d’un million de non titulaires dans la fonction publique

§ 2- SITUATION JURIDIQUE DU FONCTIONNAIRE

Statutaire, objective, légale et réglementaire (textes pris par le gouvernement). Les statuts s’appliquent à l’agent qui ne pourra pas les discuter, ni au moment de l’investiture ni après. Le statut est uniforme pour tous ceux qui occupent le même emploi, on ne peut pas y déroger même avec le consentement de l’intéressé. Ce statut peut être modifié unilatéralement à tout moment par une loi ou un règlement. Les modifications s’appliqueront immédiatement _pas de droits acquis_, par contre le fonctionnaire peut attaquer en justice des décisions qui lui semblent contraires au statut.

Le manquement aux obligations du statut entraînera des mesures disciplinaires à l’égard du fonctionnaire. Depuis plusieurs années, même si les principes restent les mêmes on assiste à une contractualisation de la fonction publique par les participation des syndicats à des discussions sur la carrière et la rémunération.

A - STATUT GENERAL DE LA FONCTION PUBLIQUE

Le statut général de la fonction publique forme un tronc commun pour tous les fonctionnaires, unifié sous Vichy, le premier statut général élaboré et voté sous forme de loi 1946

 

.............................Statut général de la fonction publique ........................................

 

Le statut général de la fonction publique reprend et « codifie » les règles relatives aux

garanties et obligations des fonctionnaires. Ce statut consacre ainsi :

- la liberté d’opinion des fonctionnaires et l’égal accès à la fonction publique ;

- la liberté d’expression, en dehors du service limité par le devoir de réserve ;

- l’obligation absolue de neutralité dans le cadre de l’exécution de leur mission, qui

est le corollaire du principe d’égalité des usagers devant la loi.

 

Jusqu’en 1945, les règles relatives à la fonction publique étaient fixées par les statuts

particuliers de chaque ministère, par certains textes législatifs et par la jurisprudence du

Conseil d’Etat. Si des principes généraux se dégageaient déjà, aucun projet de statut commun

à tous les fonctionnaires n’avait abouti.

Après la défaite de juin 1940, le régime de Vichy a adopté des lois discriminatoires qui

allaient à l’encontre du principe laïque de l’égalité des droits. Notamment, l’accès aux

fonctions publiques et militaires, mais aussi à diverses professions, était interdit aux Juifs et

aux personnes naturalisées. Le statut des Juifs de 1940 était fondé sur la « race » et sur la

détermination religieuse.

Les mesures discriminatoires ont également touché les femmes, dans le but de favoriser le

retour ou le maintien de la femme au foyer (loi de 1940 sur l’incapacité générale d’admission

des femmes mariées aux emplois publics).

Pendant la guerre, et à l’issue de celle-ci, notamment au sein du Conseil national de la

Résistance, une large réflexion sur le service de l’Etat, ses exigences patriotiques,

démocratiques et professionnelles, a abouti au statut de 1946. Le nouveau statut fixe les

garanties fondamentales des fonctionnaires, au nombre desquelles figurent la liberté d’opinion

et l’égalité des sexes. Il fera l’objet d’une importante refonte en 1958, puis en 1983-1984 et

1986, sans que soient pour autant remis en cause les principes affirmés en 1946.

Abécédaire

Liberté d’opinion

Liberté pour tout individu de penser ce qu’il veut (liberté de pensée) et d’exprimer sa pensée

(liberté d’expression).

Liberté d’expression

Droit pour toute personne d’exprimer sa pensée et ses croyances par tout moyen (expression

orale, articles de presse, livres, etc.), en respectant certaines limites.

Laïcité

Principe qui caractérise un Etat dans lequel le pouvoir politique et administratif est exercé par

des autorités laïques, sans participation ou intervention des autorités religieuses. L’Etat laïque,

indépendant de toute confession, est donc neutre. Il garantit cependant la liberté religieuse et

le libre exercice des culte

 

Principe d’égalité

Le principe d’égalité devant la loi qui régit le service public a été consacré par la Déclaration

des droits de l’homme et du citoyen et son article VI : « La Loi est l'expression de la volonté

générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs

représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit

qu'elle punisse. Tous les citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes

dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de

leurs vertus et de leurs talents ». Cela implique donc l’égalité d’accès aux emplois publics et

l’égalité des usagers devant le service public.

Conseil National de la Résistance

Au nom de la France libre et du général de Gaulle, Jean Moulin parvient à coordonner – avant

d’être arrêté par la Gestapo le 21 juin 1943 – l’action de tous les mouvements de résistance en

métropole. Le Conseil national de la Résistance, né le 15 mai 1943, réunit les représentants de

huit grands mouvements de résistance, de deux syndicats (C.G.T. et C.F.T.C.) et des partis

politiques (communiste, socialiste, démocrate populaire, Alliance démocratique, Fédération

républicaine, radicaux). Le programme du Conseil national de la Résistance, arrêté le 15 mars

1944, prévoit le rétablissement des libertés fondamentales et des institutions républicaines,

ainsi que de grandes avancées sociales. Un grand nombre de réformes mises en place après la

Libération sont directement inspirées du programme du Conseil national de la Résistance

(Sécurité sociale, nationalisations, etc.). Le statut général de la fonction publique de 1946 est

l’un des aboutissements de cette réflexion.

Principe de neutralité

Le principe de neutralité du service public est le corollaire du principe d’égalité devant la loi

consacré par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen à l’article VI : « La loi est

l'expression de la volonté générale. […] Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège,

soit qu'elle punisse ». Ainsi le service public doit être assuré avec neutralité, c’est-à-dire sans

considération des opinions politiques, religieuses ou philosophiques des fonctionnaires ou des

usagers.

 

Grande réforme de la libération, nouveau statut en 1959. A partir de 81, 83, 86, multiplications de lois/décrets qui modifient le statut général.

 

Le droit du travail ne s’applique pas aux fonctionnaires même si le juge administratif s’inspire de quelques règles du droit du travail.

CE 1973 : Arrêt  Peynetà interdiction de licencier une femme enceinte :

 

Garanties de la salariée enceinte

Aucun employeur ne peut, sauf dans certains cas, licencier une salariée en état de grossesse lorsqu’aucune nécessité propre au service public en cause ne s’y oppose (CE, 8 juin 1973, Dame Peynet, Rec. p. 406, avec les conclusions de Mme Grevisse).

 

Ainsi, pour la première fois, le Conseil d’État applique un principe général dont s’inspire le Code du travail et plus précisément son article L. 122-25.

 CE 1982 _ville de toulouse_ SMIC obligatoire

B- LES EXCEPTIONS _ LES LIMITES À L’APPLICATION DU STATUT GENERAL

 Certains fonctionnaires ont un statut autonome, les magistrats de l’ordre judiciaire _relèvent de la constitutionà 7000.

La gestion de leur carrière dépend largement du Conseil supérieur de la magistrature, notamment les magistrats du siège (≠ du parquet qui représente la société civile).

Juge assis (siège) a un statut protecteur _inamovible_ on ne peut le déplacer sans son consentement, il dépend du ministre de la justice, le Procureur.

Les magistrats ne peuvent pas faire grève, ils peuvent constituer des syndicats (syndicat de la magistrature), devoir de réserve plus fort que les autres fonctionnaires. Ils peuvent être sanctionnés (conseil supérieur de la magistrature)à peuvent faire recours devant le conseil d’état.

 

LES MILITAIRES

1997 = fin du service militaire obligatoire (conscrits)

2005 = loi qui modifie le statut général des militaires avec pour but :

* se rapprocher du statut des autres fonctionnaires

* volonté d’attirer les femmes

Soumis aux principes d’obeïssance et de loyauté.

Obligation de discrétion (secret militaire)

Ne peuvent exprimer leurs opinions et croyances qu’en dehors du service et avec réserve ;

Doit avoir une autorisation du ministre.

2005 = statut plus libéral, peut se marier avec une étrangère. Plus d’interdiction de publication. Pas de droit de grève, pas de droit de créer des syndicats, régime disciplinaire stricte. Sanctions peuvent faire l’objet d’un recours devant le juge administratif.

 

LES STATUTS DEROGATOIRES

1984 = Corps qui ont un statut dérogatoire

* les corps recrutés par la voie de l’ENA,

* le corps enseignant

* le personnel de la recherche

* les corps reconnus comme ayant un caractère technique...

Cette loi de 1984 précise que els statuts dérogatoires ne peuvent déroger qu’au statut de disposition général qui ne correspondraient pas au besoin propre de ces corps et aux missions que leurs membres sont destinés à assurer.

Un certain nombre de fonctionnaires sont privé du droit de grève pour assurer la continuité du service public. En contrepartie ils bénéficient d’avantages...

ð     les gardiens de prison à1968ß

ð     la navigation aérienne à il y a eu des accidents

ð     les policiers

ð     les pompiers

§ : ORGANISATION GENERALE DE LA FONCTION PUBLIQUE (Art.34)

Le législateur fixe les règles fondamentales accordées aux fonctionnaires civils et militaires.

C’est au gouvernement de mettre en œuvre les grands principes de la loi. Par exemple, les concours, les commissions partiaires, élection représentants du personnel, le droit à la rémunération après service fait.

 

A-  LES ORGANES DE LA FONCTIONS PUBLIQUES

Le premier ministre veille à l’application du statut. La direction de la fonction publique assure la gestion.

Le conseil supérieur de la fonction publique est composé paritairement de représentants généraux et syndicat et traite les questions générales de la fonction publique.

 

Règles de composition du Csfpe

 

Décret n°82-450 du 28 mai 1982 relatif au Conseil supérieur de la fonction publique

de l'État - Article 3 (modifié en juillet 1996)

 

« Le Conseil supérieur de la fonction publique de l'État est composé de quarante membres nommés par décret, dont vingt sur proposition des organisations syndicales de fonctionnaires de l'État les plus représentatives et vingt en qualité de représentants de l'Administration

 

 

Il coordonne l’action des organes internes, c’est une instance de recours en matière d’avancement, notation, licenciement mais il n’a que des compétences consultatives. Depuis 1969, il existe le conseil supérieur de la fonction militaire qui est différente des syndicats et les représentants sont tirés au sort.

 

B- LES ORGANES INTERNES

Il s’agit de faire participer les fonctionnaires à la gestion de la fonction publique et à leur propre carrière à comités techniques paritaires qui donne un avis sur l’organisation et le fonctionnement des services. Leur consultation est obligatoire mais l’avis est facultatif.

Les commissions administratives paritairesà consultation obligatoire mais avis facultatif à recrutement /notation/discipline.

Comité d’hygiène et sécurité : pas tout à fait paritaire (personnel + nombreux que représentant de l’administration). Depuis 1982 leur mission est de faire bénéficier les agents de l’état de garanties d’hygiène et sécurité.

 § 4  LA CARRIERE DES FONCTIONNAIRES

 

A – LES MODES DE RECRUTEMENT :

Afin de respecter les modes d’accessibilité à la fonction publique en respectant le principe d’égalité et les compétences, le procédé est le concours.

« Concours ≠ magouilles car les membres du jury sont divers et se neutralisent ».

 Le concours est souvent double :

  • soit EXTERNE à sur titres
  • soit INTERNE àorganisation doit avoir une publicité suffisante – le nombre de places est déterminé avant – les membres du jury doivent être désignés avant – si l’organisation est irrégulière, l’administration engage sa responsabilité. Le déroulement des épreuves est assuré par le jury qui doit assurer impartialité et technicité. L’appréciation de la valeur des épreuves ne relève que du jury (pas de contrôle du juge administratif sur la prestation du candidat)

Le jury a un pouvoir souverain pour dresser la liste par ordre de mérite.

Le nombre de candidat peut cependant être inférieur au nombre de postes à pourvoir. Le jury n’a pas à motiver ses délibérations mais les candidats peuvent demander leurs copies.

L’administration n’est pas tenue de nommer les candidats retenus par le jury mais si elle recrute elle est tenue par l’ordre de présentation du jury.

Les autres procédés = le choix discrétionnaires pour les emplois supérieurs (ex : préfets/recteurs...) ou les fonctionnaires de catégorie C qui peuvent être recrutés sans concours (contrat).

 L’ENA recrute par concours. L’ENA forme aux plus hautes fonctions : Conseil d’Etat/Cour des Comptes/Juges Administratratifs.....

Les affectations se font par ordre de mérite. L’ENA est l’école qui a créer la technocratie !

Enarchie à mélange des genres = ♂ politique un peu administratif et un administratif un peu ♂ politique !!

 Les IRA = Instituts Régionaux de l’Administration à recrute par concours et assure la formation des fonctionnaires de catégorie A.

B - LE DEROULEMENT DE LA CARRIERE

Les fonctionnaires avant d’être titularisés passent par une période de stage. Le déroulement est dominé par le principe d’égalité (tous els corps sont traités de la même façon).

Tous les fonctionnaires sont notés. Note chiffrée + une appréciation générale. Cette note n’a pas à être motivée. Depuis 2001 un entretien annuel d’évaluation est obligatoire avec le supérieur hiérarchique direct.

Avancement :

soit à l’ancienneté

soit au choix.

L’avancement de grade concerne la carrière. L’avancement d’échelon concerne le traitement.

Un fonctionnaire en activité peut être mis à disposition d’une autre administration et il sera rémunéré par son administration d’origine. Il peut être détaché auprès d’un organisme public ou d’un organisme privé ou d’un organisme international dans ce cas le fonctionnaire est payé par son nouvel organisme.

Le fonctionnaire peut être en disponibilité il perd alors (pendant la période de disponibilité) ses droits à l’avancement et retraite (il ne cotise pas pendant ce temps) mais s’il veut réintégrer la fonction publique, il est prioritaire.

Congé parental, depuis 1987 il est de 3 ans autant pour la mère que le père !

Des règles spéciales sont prévues pour enfants malades ou handicapés.

Congé d’accompagnement depuis 1989 pour accompagner une personne en fin de vie. Si le fonctionnaire devient élu, il peut être considéré comme détaché, il peut retourné dans son corps d’origine en cas de défaite ou d’abandon.

 

Par Alhambra - Publié dans : Notes de cours Isa
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Lundi 26 mars 2007 1 26 /03 /Mars /2007 17:31

 

ELEMENTS EXCLUS DU FONDS DE COMMERCE


 

I-                   CREANCES ET DETTES

Le fonds de commerce ne comporte pas les créances nées de l’exploitation ni le passif de l’entreprise. En cas de cession, le cessionnaire n’acquière pas les créances et ne prend pas en charge les dettes nées à l’occasion d’exploitation (patrimoine d’affectation non transmissibles).

Il est techniquement possible de céder des créances mais il faut procéder à une cession séparée dans les formes civiles de la cession de créance (art. L1690 code civil). De même il est possible pour stipulation particulière de prévoir que le cessionnaire du fonds prendra en charge les dettes afférentes à l’exploitation du fonds mais cette délégation ne décharge pas le cédant sauf s’il n’y a pas eu d’accord. Si accord du créancieràdélégation parfaite.

Exception : en matière de dette fiscale, le cessionnaire est tenu solidairement avec le cédant pendant un certain temps.

De même que les créances nées de l’exploitation ne sont pas incluses, lors de la vente, d’un fonds de commerce, les contrats conclus du fait de l’exploitation ne peuvent pas non plus être cédés.

Il en va ainsi des contrats conclus « intuitus personae » = en considération de la personne , comme par exemple les contrats de distribution/de financement (crédit/bail). Sauf accord des parties et des contractants.

Il y a des exceptions notables à ce principe : Le bail commercial est transmis avec le Fonds de commerce. Les contrats de travail sont transmis aussi. Les contrats de travail, les contrats d’assurances sont transmis aussi. Les documents comptables sont mis à disposition de l’acquéreur pendant 3 ans.

 II–             LES IMMEUBLES

La jurisprudence a toujours refusé d’inclure les immeubles affectés à l’exploitation commerciale dans le fonds de commerce en toute circonstances (nature mobilière du fonds de commerce donc on refuse les biens immobiliers).


L’EXPLOITATION DU FOND DE COMMERCE

 

A – L’EXPLOITATION DU FONDS PAR SON PROPRIETAIRE

Deux circonstances :

1_ soit que le propriétaire du fonds est aussi celui de l’immeuble

2_ soit qu’il a passé un bail commercial avec le propriétaire de l’immeuble.

Le bail commercial est le contrat conclus entre le bailleur (propriétaire de l’immeuble) et le locataire (commerçant qui exploite le fonds dans les lieux loués).

Le bail est très protégé.

Le bail général présente un danger pour le locataire, quand il prend fin, le locataire doit quitter les lieux. Cette solution a été considérée comme inacceptable par les commerçants. Dès le début du 20ème siècle, ils ont réclamé un droit au renouvellement du bail chaque fois que le bailleur, en absence de motifs graves, voulait y mettre fin. Ils ont invoqué la propriété commerciale qui n’a rien à voir avec la propriété des murs, mais qui porte en fait sur la clientèle du fonds. Cette propriété de la clientèle justifiait le maintient dans les lieux. Le législateur n’a pas vraiment reconnu la propriété commerciale (= pas un droit automatique au renouvellement du bail) mais l’indemnité d’éviction prévue en cas de non renouvellement est tellement disuasive que cela revient pratiquement au même. L’actuel statut du bail commercial provient d’un décrêt de septembre 1953 (aujourd’hui article L.145_1 et suivants) et ce statut est « impératif » (le contraire de supplétif).

a)      le domaine d’application du statut des baux commerciaux selon L145_1 du code du commerce, le statut s’applique « aux baux des immeubles ou locaux dans lesquels un fond est exploité, que ce fonds appartienne soit à un commerçant ou industriel, immatriculé au registre des sociétés, soit à un chef d’entreprise immatriculé au registre des métiers ;

La nature des locaux = statut s’applique en principe :

ð     aux immeubles bâtis (exception terrain nu+accord...) l’immeuble doit permettre l’exercice d’une activité commerciale (différente d’une construction légère pouvant se démonter et être déplacée). Peu importe que le local soit aménagé ou non pour recevoir de la clientèle tous les locaux affectés à l’exploitation peuvent bénéficier du statut du fonds de commerce (même des locaux accessoires pour l’exploitation àgarage par ex !). Il suffit qu’ils soient nécessaires à l’exploitation.

ð     L’exploitation d’un fonds de commerce dans les lieux loués (qualité de commerçant de l’exploitation), le statut ne s’applique que dans l’immeuble où a lieu l’exploitation. Il faut donc que le locataire bénéficie de la location du fonds de commerce (clientèle réelle et autonome) + que le locataire soit propriétaire du fonds de commerce. Le locataire doit avoir la qualité de commerçant ce qui sera lorsqu’il exploite lui-même le fonds de commerce et le statut est étendu aux artisans. Si le preneur du bail a donné le fonds en location-gérance, il a toujours un bail commercial mais lui n’est pas commerçant.

ð     La nature du contrat que l’on passe à ce doit être un bail et les propriétaires vont parfois chercher à échappé à la règle des baux commerciaux en utilisant d’autres convention (aussi il peut y avoir des contrats d’autre nature que le bail commercial) ?. Ne seront pas soumis au statut des baux commerciaux les contrats de crédit bail immobilier, tout ce qui est contrat administratif, les contrats de location-gérance. Il y a d’autres contrats qui ne seront pas soumis au statut des baux commerciaux :

  • Les baux d’une durée très courte ou très longue tels que les baux « EMPHYTEOTIQUES » dont la durée est supérieure à 18 ans et jusqu’à 99 ansàpas de protection du bail connu...
  • A l’opposé il existe des baux de courte durée correspondant à des impératifs pratiques, donc cette possibilité est très encadrée par la loi et existe dans deux circonstances : la première à bail conclus pour une durée ne dépassant pas 2 ans (L145_5) et ne peut être renouvelé (=ex : location saisonnière) et est soumise aux règles générales du bail qi doit avoir été convenu dès entrée dans les lieux. Au-delà de 2 ans, si le bailleur ne proteste pas alors que le locataire reste dans les lieux le bail se transforme automatiquement en bail commercial de 9 ans. à2ème circonstance : convention d’occupation précaire (conclus sans stipulation de durée) peut être supérieur à 2 ans et peut prendre fin à tout moment sans préavis. Concention justifiée par des circonstances spéciales connues des deux parties et ne dépendant pas de leur volonté (=procédure d’expropriation lancée....etc)

B- LE REGIME DU BAIL COMMERCIAL

1- Les droits et obligations des parties pendant le bail

Le bail commercial est différent du bail du droit commun sur 3 points essentiellement : durée, prix et utilisation.

La durée du bail : ne peut être inférieure à 9 ans (L145.4 du code du commerce), cette durée est impérative pour le bailleur. Elle peut toutefois être interrompue en 3 circonstances :

ð     faute du locataire entraînant l’annulation du bail.

ð     En cas de restauration de l’immeuble

ð     Si les deux parties sont d’accord.

Par contre le preneur peut résilier le bail à expiration de chaque période triennal àavec un préavis de 6 mois.

Montant du loyer : les parties fixent le montant du loyer d’un commun accord au moment de la signature du bail mais c’est différent du droit commun. Il y a une révision périodique prévue par le législateur. Mécanisme légal de révision (Art L145.33 et suivants) du code du commerce.

2 sortes :

=> Tous les 3 ans (période triennal) où le loyer peut être modifier en tenant compte de valeur locative (avec plafonnement pour éviter les variation trop importantesàindice du coût de la construction).

=> À la fin du bail : le bailleur renouvelle le bail avec ne augmentation (plafonnée).

La clause d’indexation (d’échelle mobile)àlors de conclusion du contrat les parties conviennent que le loyer variera en fonction d’un indice choisi par elles (145-39) mais soumise à certaines conditions.

Tout d’abord, l’indice doit être en rapport direct avec l’objet du contrat ou l’activité de l’une des parties. La clause ne peut être mise en œuvre que si elle conduit à une hausse ou une baisse de plus de ¼ par rapport au prix initialement fixé.

La jurisprudence = « clause recette »àindexée sur chiffre d’affaire.

La jouissance des lieux loués : le preneur d’un bail commercial a une assez grande maitrise des lieux loués, c'est-à-dire, qu’il peut facilement changer d’activité/céder le bail ou même sous louer.

S’agissant de la destination des lieux loués :

Fonds de commerce exploité par commerçant _ clauses :

ð     le locataire doit exploiter le fonds pour maintenir l’activité

ð     le locataire doit respecter la destination des lieux. Si rien n’est prévu dans le contrat, le locataire a toute liberté pour en changer (=assez rare car en général, l’activité est précisée dans le contrat et le locataire doit respecter). Mais un commerçant doit pouvoir éventuellement se reconvertir et le législateur est intervenu pour faciliter un changement d’activité.

La déspécialisation (2 sortes ) :

ð     adjoindre au commerce des activités connexes ou complémentairesà si les parties ne sont pas d’accord, le locataire soit signifier son intention au propriétaire par un acte d’huissierà le bailleur a deux mois pour répondre mais il NE PEUT S’OPPOSER il PEUT SEULEMENT CONTESTER l’activité connexe ou complémentaire de l’activité (= tranché au tribunal de grande instance. En cas d’autorisation d’extension d’activité le bailleur peut demander une augmentation du loyer à la prochaine échéance triennale).Le propriétaire peut être le propriétaire de l’immeuble, dans cette hypothèse, c’est le T.G.I qui tranchera àle propriétaire peut demander une augmentation de loyer.

ð     Le droit au bail fait partie du fonds de commerce, sa cession en même temps que le fonds s’impose au bailleur.

  • Une clause du bail peut interdire la cession du bail indépendamment du fonds de commerce
  • En l’absence de clause, le locataire peut céder ce droit au bail mais il reste tenu des loyers envers le propriétaire, à moins que ce dernier ait donné son accrod à la cession.

 

Hypothèse de la sous location :

Le locataire principal reste seul tenu à l’égard du bailleur, l’article L.145-31 interdit la sous location sauf clause contraire. Le propriétaire ne peut pas s’opposer à la mise du fonds de commerce en location gérance, dans ce cas le locataire gérant va bien occuper les locaux mais il n’est pas considéré comme un sous locataire.

2- Les droits et obligations des parties à expiration du bail

A la fin du bail, le locataire commerçant est très protégé. En droit commun un bail prend fin à échéance du terme et il n’y a pas d’indemnités. Mais au contraire dans le statut des baux commerciaux, on reconnaît au repreneur en cas de non renouvellement, une indemnité d’éviction à condition que le fonds ait été exploité effectivement pendant les 3 années.

3 situations sont possibles :

1- Le locataire demande le renouvellement dans les 6 mois qui précèdent l’échéance du terme par acte extrajudiciaire. Le bailleur doit répondre dans les 3 mois, s’il ne le fait pas il est censé accepter le renouvellement.

2- Le bailleur décide de donner congé, il doit le faire par acte extra judiciaire avec obligation de « motiver » dans les 6 mois précédents l’arrivée du terme. Si le locataire conteste, le congé ou demande une indemnité d’éviction, il doit saisir le tribunal de grande instance dans les deux ans de la date pour lesquels le congé a été donné.

3- Aucune des parties ne manifeste ses intentions, le preneur reste dans les lieux en payant le loyer. Loyer qui est accepté par le bailleur... il y a alors tacite reconduction pour une durée indéterminée et jusqu’à ce que l’une des parties décide d’agir.

Les parties peuvent décider de renouveler ou non le bail.

Si elles acceptent le renouvellement :

  • soit ancien bail renouveler aux mêmes conditions ou conditions différentes
  • soit elles sont d’accord sur le principe mais en désaccord sur le montant du loyer, dans ce cas, c’est le T.G.I qui tranche (loyer soumis aux règles légales... c’est le président du tribunal qui le fixe). Le bailleur a la possibilité de se rétracter s’il trouve que le loyer est insuffisant (il a un mois pour ce faire)à cependant s’il refuse le renouvellement, le bailleur doit verser une indemnité d’éviction (L.145.14 al 1er)

Le législateur a prévu des exceptions à cette nécessité de verser cette indemnité d’éviction :

  • lorsque le bailleur invoque une faute grave et légitime à l’encontre du locataire (àdéfaut de paiement de loyer/la cessation de l’exploitation du fonds de commerce). Le bailleur doit faire envoyer une mise en demeure de cesser l’infraction et un mois après le bailleur pourra exercer son droit de reprise sur les locaux si cette mise en demeure est restée sans effet.
  • Pas non plus d’indemnité d’éviction en dehors de toute faute, lorsque l’immeuble doit être démoli en raison de son caractère insalubre ou dangereux. Dans cette hypothèse, le locataire dispose d’un droit de priorité pour le nouvel immeubleà encore faut il qu’il y ait un local.
  • Si le bailleur souhaite reprendre des locations d’habitations accessoire au fonds de commerce pour les habiter lui-même ou les faire habiter par les membres de sa famille (qui eux même ne bénéficient pas d’une habitation correcte), dans ce cas il y a un droit de reprise. 

En dehors de ces cas, le bailleur doit une indemnité d’éviction –L 145.14-. Cette indemnité est destinée à réparer le dommage subit. Elle doit comprendre notamment la valeur marchande du fonds, les frais normaux de déménagement et de réinstallation et également les frais et droits de mutation pour un fonds de même valeur. Le propriétaire peut cependant prouver que le préjudice est moindre (àex : si le locataire est un ou deux numéros plus loi sur le trottoir, car il ne perdra pas ou peu sa clientèle). Pour établir la valeur du fonds de commerce, la jurisprudence considère qu’il faut tenir compte du potentiel de développement du fonds en raison de son emplacement, et pas seulement du chiffre d’affaire).

Enfin si le propriétaire estime que l’indemnité qu’il a à verser est trop élevée, il pourra revenir sur sa décision de ne pas renouveler le bail à la double condition :

-         que le locataire soit toujours dans les lieux

-         qu’il n’ait pas acheté ou loué un autre immeuble

C’est un véritable droit de repentance !!

 B – L’EXPLOITATION DU FONDS PAR UN TIERS

Dans le cas où le propriétaire ne souhaite pas assurer les risques de l’exploitation, il peut confier celle-ci à un locataire gérant.

Celle-ci présente certains avantages pour le propriétaire gérant, il peut s’agir d’un ancien commerçant qui souhaite conserver une source de revenu, il peut s’agir d’un héritier ne pouvant ou ne désirant pas assumer une exercice commerciale. La location gérance peut être utilisée pour mettre en place un réseau de distribution.

La première réglementation date du 20 mars 1956, loi qui avait pour but de limiter les investissements spéculatifs sur les fonds de commerce. L’article L 1441 du code du commerce défini la location gérance comme « tout contrat ou convention par lequel le propriétaire ou l’exploitant d’un fonds de commerce ou d’un établissement artisanal en concède totalement ou partiellement la location à un gérant qui l’exploite à ses risques et périls »

I – La distinction du contrat-gérance et des contrats voisins

Les contrats soumis à la location gérance :

Selon l’article L 144 10 du code du commerce, toute convention comportant des clauses analogues à celles d’un contrat de location gérance se voit appliquer les mêmes conditions de validité. On trouve 3 types de conventions :

  • La location vente du fonds de commerce, location gérance assortie d’une promesse de vente.
  • La location achat (1985 loi de redressement.....), formule qui s’inscrit dans le cadre d’un plan de cession d’une entreprise en redressement. Le plan comporte une phase de location gérance ne pouvant être supérieure à deux ans. A l’issue de laquelle le cessionnaire gérant doit exécuter son obligation d’acquérir.
  • Le crédit bail du fonds de commerce (ou fonds artisanale) à l’origine, ces opérations de crédit bail ne pouvaient concerner que les biens d’équipement, outillage ou immeubles à usage professionnel. Depuis 1986, même les éléments incorporels du fonds sont inclus dans le contrat. Le crédit bailleur qui est un établissement financier achète le fonds et le donne à exploiter en exploitation gérance au crédit preneur qui bénéficie d’une promesse de vente et l’opération s’achève par la levée de l’option permettant au crédit preneur de devenir propriétaire du fonds.

Les contrats distincts non soumis aux dispositions de la location gérance :

  • La location gérance, doit être distinguée de la gérance salariée. Dans cette hypothèse, le fonds n’est pas loué au gérant. Contrairement au gérant libre (locataire gérant), le gérant salarié n’exploite pas pour son compte ni à ses risques. Il n’est pas commerçant et n’a pas d’indépendance par rapport au propriétaire du fonds de commerce. Le salarié est par définition subordonné et le régime de chacun d’eux est très différent.
  • Il faut également  distinguer la location gérance de la sous location. La location gérance porte sur le fonds de commerce, alors que la sous location porte sur l’immeuble (les murs) ainsi l’autorisation du propriétaire de l’immeuble est prévu pour la sous location mais pas pour la location gérance.

II -La formation du contrat de location gérance :

Les conditions de validité relatives aux contrats de location de droit commun.

La location gérance est contrat « synallagmatique » à titre onéreux et à exécution successives, respectant la location gérance et doté donc de la validité des contrats. Ainsi, le

  • CONSENTEMENT GENERAL DES PARTIE :

- Exempt de vices àdol/violence/ ?????

L’OBJET peut être qu’un fonds de commerce ou un fonds artisanal (clientèle doit exister !!).

La CAUSE du contrat doit être licite et moral.

Enfin s’agissant de la CAPACITE, celle du gérant doit être commerciale puisqu’il exploite personnellement le fonds (capacité commerciale). Par contre, le loueur peut très bien n’avoir que la capacité civile (àacte mixte possible). 

Les locations propres au contrat de location gérance

Découlent de la loi du 20 mars 1956, pour le locataire gérant, les conditions se limitent à sa qualité de commerçant général et sera soumis à toutes les obligations liées à sa qualité. Pour l’essentiel les conditions tiennent au loueur

Le principe :

  • une condition de moralité  le loueur ne doit pas être frappé d’un interdiction de faire commerce (fonctionnaire/incapacité/ mineur...)
  • Deux conditions d’antériorité :

ð     Le loueur doit avoir exercé une activité commerciale ou artisanale pendant 7 ans avant de donner en location (7 ans mais pas nécessairement juste avant la location)

ð     Le loueur doit avoir personnellement exploité le fonds pendant 2 ans (pas nécessairement juste avant la mise en location).

Si ces dispositions ne sont pas respectées, le contrat de location gérance est frappé de

« Nullité absolue ». Mais cette nullité est inopposable aux tiers. D’autre part, le loueur perd la propriété commerciale c'est-à-dire, le droit au renouvellement du bail, ainsi que le bénéfice de l’ensemble des dispositions du statut.

Les dispenses à ces conditions d’antériorité :

 Antériorité  -->(7ans + 2 ans) n’est pas toujours indispensable, le loueur peut en être dispensé, soit légalement, soit judiciairement. 

Les dispenses légales :

ð     certains loueurs qui jouissaient d’une confiance automatique (Etat/Collectivités Locales...)

ð     quand le loueur se trouve dans l’impossibilité d’exploiter le fonds personnellement à les incapables/les héritiers/les bénéficiaires d’une donation partagée...

ð     pour raisons économiques -->Etablissements de crédits afin de permettre notamment le crédit bail de fonds de commerce...

ð     pour réseau de distribution quand le loueur a conclus un contrat de fourniture exclusive (ex : station service)

Les dispenses judiciaires :

Le délai peut être supprimé ou réduit par le Président de grande instance sur requête de l’intéressé, notamment quand il est dans l’impossibilité d’exploiter son fonds personnellement ou par l’intermédiaire de préposés.

III – les conditions de publicité du contrat de location gérance.

Conditions de formes : le contrat doit être passer par écrit et doit faire l’objet de formalités de publicité afin d’informer les tiers qu’il n’est pas propriétaire de Fonds de Commerce :

ð     insertion dans un journal d’annonces légale dans les 15 jours de la signature du contrat.

ð     Immatriculation spéciale au registre du commerce et des sociétés du locataire gérant

ð     Mention des noms/qualités/numéro d’immatriculation du locataire gérant sur le papier à entête.

Si les conditions de publicité ne sont pas remplies àle contrat est inopposable au tiers de location gérance.

 Le propriétaire du fonds reste tenu solidairement responsable des dettes tant que la publicité n’a pas été faite.

Les effets de la location gérance :

1)      Entre les parties :

LE GERANT

  • le loueur met le fonds à disposition du gérant
  • il ne doit pas lui faire concurrence (obligation légale précisée dans le contrat 

LE LOCATAIRE

  • a obligation d’exploiter le fonds et d’en conserver la substance
  • doit payer le loyer prévu au contrat (partie fixe + partie indexée s/bénéfices)
  • a expiration du contrat conclus pour une durée déterminée celui-ci peut être reconduit tacitement ou par accord des parties mais le locataire gérant n’a pas le droit au renouvellement et ne peut prétendre à une indemnité d’éviction.

2)      Les effets à l’égard des tiers :

 D’une part les créanciers du propriétaire loueur mais aussi du locataire gérant.

Le droit commercial assure une certaine protection aux créanciers des parties, tous les actes de leurs débiteurs ne leur sont pas opposables.

ð     Les créanciers du loueur

Créanciers dont les créances sont nées à l’occasion de l’exploitation du fonds par le loueur AVANT la mise en location gérance. Puisque le fonds est la propriété du loueur, il continue de faire partie du gage général de ses créanciers mais le changement d’exploitant peut avoir pour conséquences une dégradation du Fonds de Commerce.

Aussi les créanciers peuvent demander la déchéance du terme au tribunal de commerce. Ce dernier acceptera s’il estime que la location gérance met en péril le recouvrement de leur créance, les créances à terme deviendront alors immédiatement exigibles (dans les 3 mois après publicité) -->met les créanciers à l’abris des risques d’exploitation...

ð     Les créanciers du locataire gérant

Dont les créances sont nées de l’exploitation du fonds de commerce. En principe, les dettes souscrites par le locataire gérant lui sont personnelles. Mais la jurisprudence avait assez tôt condamné le propriétaire du fonds au paiement des dettes du locataire gérant quand il avait crée une fausse apparence en laissant croire que le locataire gérant n’était en fait qu’un salarié agissant pour son compte.

Une loi de mars 1956 a systématisé cette solution en retenant la responsabilité solidaire du propriétaire du fonds jusqu’à la publicité du contrat de location gérance et pendant un délai de 6 mois à compter de cette publication pour les dettes contractuelles à l’occasion de l’exploitation du fonds (dettes contractées).

C – LES AUTRES OPERATIONS SUR LE FONDS

NANTISSEMENT DU FONDS DE COMMERCE

Le fonds de commerce étant un meuble il ne peut être hypothéqué mais si on veut le donner en gage la dépossession n’est guère envisageable, c’est pourquoi la sûreté grevant le fonds sera un nantissement, c'est-à-dire un gage sans dépossession mais avec publicité pour que les tiers en soient informés. Cette sûreté permet à un créancier de se faire payer sur le prix du fonds au cas où la créance garantie n’est pas exécutée.

--> Garantie assez fragile que le nantissement sur fond de commerce si la dette n’est pas payée car cela qui fait baisser la valeur du fond.

Elle est cependant utile dans l’hypothèse où le droit au bail a une valeur élevée (les créanciers postérieurs à mise en recouvrement sont remboursés avant à ceux qui ont fait confiance malgré les difficultés existantes)

Deux types de nantissement, le règlement conventionnel réglementé par la loi du 17 mars 1909 partiellement abrogée et intégrée pour le reste au nouveau code du commerceàart L.1415 et suivants. Il existe aussi un nantissement judiciaire.

ð     nantissement conventionnel :

« Les conditions du nantissement »

  • conditions de fond = portent sur l’assiette du nantissement. S’agissant de l’assiette, le nantissement porte uniquement sur les éléments du fonds désignés dans l’acte écrit du nantissementàLiberté de choix des éléments mais avec 3 limites :

-         le fonds doit exister lors du consentement

-         la clientèle doit figurer parmi les éléments du nantissement

-         les marchandises sont exclues de l’assiette

Si les parties n’ont rien précisé, le nantissement ne porte que sur des éléments incorporels tels que l’enseigne, le nom commercial, le droit au bail, la clientèle (achalandage).

S’agissant des parties du nantissement = tout créancier peut en bénéficier (le vendeur du fonds d’office/un prêteur/un fournisseur...). Par contre, seul le propriétaire du fond peut le donner au nantissement (≠ du locataire gérant). 

  • conditions de formes = le nantissement doit être constaté par écrit dans un acte authentique où sous seing privé. Une publicité doit être faite au greffe du tribunal de commerce et des sociétés (renouvelable au bout de 10 ans), à défaut de cette inscriptionàinopposable aux tiers !!

« Les effets du nantissement » 

  • Effets à l’égard des tiers = le créancier gagiste a des prérogatives importantes. Il a un droit de préférence sur le prix d la vente du fonds (il passe devant la plupart des créanciers débiteurs). Si plusieurs créanciers ont un privilège sur le fonds c’est l’inscription la plus ancienne qui prime. Si ils sont inscrits le même jour ils entent en concours. Le créancier gagiste a également un droit de suite. Si le fonds se retrouve dans le patrimoine d’une autre personne que le débiteur, c’est ainsi qu’il peut saisir le bien nanti entre les mains d’une sous acquéreur qui l’aurait acheté au débiteur.
  • Effets à l’égard des parties = le débiteur n’a pas le droit de vendre le bien nanti sans l’accord du créancieràsanctions pénales. D’autre part le créancier doit être informé sur certains évènements qui risquent de déprécier le gage (déplacement du fonds/déspécialisation/demande de résiliation du bailleur) enfin si les créanciers nantis ne sont pas payés après 8 jours après une sommation restée infructueuse, ils peuvent demander au tribunal de vendre le fonds de commerce aux enchères publiques mais ne peuvent pas se faire attribuer le fonds en paiement.

ð     Nantissement judiciaire :

Existe depuis 1955 mais il y a un nouveau régime depuis 1993. Ce nantissement permet à un créancier de se protéger en cas d’urgence contre un risque d’insolvabilité du débiteur commerçant. Il s’agit au créancier du commerçant de demander au Tribunal de Grande Instance ou au Tribunal de Commerce l’autorisation de prendre une inscription provisoire sur le fonds de son débiteur. Pour pouvoir faire cette demande la créance doit paraître fondée en son principe et le créancier doit justifier de circonstances susceptibles d’en menacer le recouvrement. Cette autorisation est accordée sur ordonnance de requête (≠ de débats contradictoires) et elle fixe le montant des sommes garanties.

Par Alhambra - Publié dans : DROIT COMMERCIAL
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Lundi 26 mars 2007 1 26 /03 /Mars /2007 17:28

 

AMERICAN CIVILIZATION

 

 

 

1. Brushing up on the

 

USA are composed of 50 states. On the flag, there are 13 stripes for the colonies, 50 stars for the states.

296 million people are living in the (12.5% Latinos, 12.3% Blacks).

The most populated cities are: NYC, LA, Chicago, Huston and Philadelphia.

A gallon has got 4 litres, a foot is about 30 cm, in a quart is one litre and 30 Fahrenheit is 0 Degree, 70F about 20 Degree.

 

 

2. The Constitution

 

            A) Historical background, founding principles

 

A permanent framework

Origins: War of Independence (1775-1783), Declaration of Independence (July 4, 1776) is only a one-page-document, desire to be free from .

P. 18, paragraph at the bottom: The Declaration

 “We hold these Truths to be self-evident, that all Men are created equal, that they are endowed by their Creator with certain unalienable Rights, that among these are Life, Liberty and the Pursuit of Happiness- That to secure these Rights, Governments are instituted among Men,…”

The authors of that notable instrument did not intend to declare all men equal in all respects. They did not mean to say all were equal in color, size, intellect, moral developments or social capacity. They defined with tolerable distinctness, in what respects they did consider all men created equal- equal in “certain unalienable rights, among which are life, liberty, and the pursuit of happiness.”

Pursuit of happiness: a lot of speakers refer to this; it’s like the French “égalité, liberté et fraternité”.

 

The Articles of Confederation (1776-1781): the colonies, state governments.

Philadelphia Convention: Founding Fathers were political leaders when colonies wanted to become independent from ; they represented all the colonies and decided what sort of government they wanted.

(55 delegates including George Washington, Benjamin Franklin, Alexander Hamilton, James Madison,…).

Compromise between Federalists and Antifederalists. Some founding fathers wanted more centralized ; others wanted more power on the state level. Some were antifederalists (strong state) and others federalists (strong Congress, nation, strong Washington D.C).

To be signed by 9 of the 13 member states they didn’t have to be unanimous, 9/13 was enough to put the Constitution into law, may create antagonism because some are not for but have to accept.

 

The Constitution (1787-1789), 1787 proposed and 1789 accepted. The American Constitution and Amendments are relatively short compared to the French one.

 

Supremacy of the Constitution: Both the national (or Federal) government and the different state governments must obey the Constitution (book p. 12).

The Preamble to the Constitution has no force in law; instead, it establishes the "Why" of the Constitution. Why is this document in existence? It reflects the desires of the Framers to improve on the government they currently had (to be "more perfect" than the Articles of Confederation), to ensure that that government would be just, and would protect its citizens from internal strife and from attack from the outside. It would be of benefit to the people, rather than to its detriment. And, perhaps as importantly, it intended to do the same for the future generations of Americans (internet).

Basic principles: Social contract (Rousseau, government to the benefit of the citizens), representative government, House of Representatives was there as the symbol of representation of the people, important because it’s the only part of the government that represented the people in the beginning.  

 

 

Checks and Balances: The powers of each branch are created in such a way as to check, or limit, the powers of the other two branches. For example, the President can veto a bill passed by Congress. However, the Senate can override the President’s veto if it can summon a two-thirds majority (book p. 12).

 

Our founding fathers had several goals; foremost among those goals was to avoid tyranny. In order to do this several different systems were set up to prevent the abuse of power. Federalism was one of these systems. Federalism was designed to balance the power of the national and State governments and thus limit the powers of the national government. Jefferson and others were convinced that state government was closer to the people and thus more democratic. Another system that was developed was the system of checks and balances. Checks and balances, or the separation of powers, is based upon the philosophy of Baron de Montesquieu. In this system the government was to be divided into three branches of government, each branch having particular powers.

 

 

 

The legislative branch makes the laws, the executive branch enforces and carries out the laws and the judicial branch interprets them. Not only does each branch of the government have particular powers, each branch has certain powers over the other branches. This is done to keep them balanced and to prevent one branch from ever gaining too much power (internet).

Separation of powers into 3 distinct branches

legislative (House of representatives and Senate) + executive (Presidency and President) + judicial (Courts: supreme Courts at national level and also the local courts). The Supreme Court is the highest judicial court, works on federal causes, 9 judges appointed by the executive= president but checks and balance between Presidency and Senate, the Senate has to approve President’s suggestion, (Alito was choice number 3 of Bush). The supreme law of the land is the Constitution. Major cases debated in courts, judges will read Constitution and Amendments and search for a solution.

 

Federalism: two levels: state and federal, you have to obey to two sets of rules: local and national level. Central=Federal=National (Washington D.C) and on the other side local state, governor (ex. Death penalty). Federalism: it’s a federal system but divided into two levels, state and federal level.

 

American Federalism: In what is called “Divided Sovereignty”, the Constitution divides power between a national government and the state governments (book, p. 11).

Protection of civil liberties (Bill of Rights). Concept of protecting: civil liberties as a good example: Bill of Rights. Everything that concerns civil liberties. The first 10 amendments 1791.

 

B) The seven articles

 

Manuel p. 11, http://www.house.gov/Educate.html

The Constitution is composed of a preamble, 7 Articles and 26 Amendments. While giving the general composition of the government, the original Constitution lacked the details which subsequent governing supplied. These details have been added through the amendment process, Acts of Congress, judicial decisions, as well as through customs and conventions (book p. 11).

 

There are 7 Articles in the Constitution describing the workings of government.

Article 1 establishes the first of the three branches of the government, the Legislature. 10 Sections.       Article 2 establishes the second of the three branches of government, the Executive. 4 Sections. Article 3 establishes the last of the three branches of government, the Judiciary. 3 Sections.             Article 4 concerns the states rights. 4 Sections.                                                                                             Article 5 details the method of amending, or changing, the Constitution.                                                Article 6 concerns the itself. First, it guarantees that the under the Constitution would assume all debts and contracts entered into by the under the Articles of Confederation. It sets the Constitution and all laws and treaties of the to be the supreme law of the country. Finally, it requires all officers of the and of the states to swear an oath of allegiance to the and the Constitution when taking office.                Article 7 details the method for ratification, or acceptance, of the Constitution: of the original 13 states in the , nine had to accept the Constitution before it would officially go into effect.

 

C) The constitutional amendments

 

The Bill of Rights (1791):

The first ten amendments- the Bill of Rights- were ratified on December 15, 1791. Articles in addition to the Constitution. The Bill of Rights: the first 10 amendments to the Constitution. These amendments protect the fundamental rights of citizens. Ratification of the Constitution was contingent on the guarantee that these rights would be immediately added to the basic document (book p. 11, 49).

The 1st Amendment protects the people's right to practice religion, to speak freely, to assemble (meet), to address the government and of the press to publish.                                                          The 2nd Amendment protects the right to own guns. There is debate whether this is a right that protects the state, or a right that protects individuals.  NRA: National Rifle Association.                                                                        The 3rd Amendment guarantees that the army cannot force homeowners to give them room and board.                                                                                                                                                   The 4th Amendment protects the people from the government improperly taking property, papers, or people, without a valid warrant based on probable cause (good reason).                                          Often quoted in movies, protection against abuses from the police.                                                                                             The 5th Amendment protects people from being held for committing a crime unless they are properly indicted, that they may not be tried twice for the same crime, that you need not be forced to testify against yourself, and from property being taken without just compensation. It also contains due process guarantees.                                                                                                                             The 6th Amendment guarantees a speedy trial, an impartial jury, that the accused can confront witnesses against them, and that the accused must be allowed to have a lawyer.                              The 7th Amendment guarantees a jury trial in federal civil court cases. This type of case is normally no longer heard in federal court.                                                                                                                The 8th Amendment guarantees that punishments will be fair, and not cruel, and that extraordinarily large fines will not be set.                                                                                                                     The 9th Amendment is simply a statement that other rights aside from those listed may exist, and just because they are not listed doesn't mean they can be violated.                                                          The 10th Amendment is the subject of some debate, but essentially it states that any power not granted to the federal government belongs to the states or to the people. Political amendment.                                          The 11th Amendment more clearly defines the original jurisdiction of the Supreme Court concerning a suit brought against a state by a citizen of another state.                                                                    The 12th Amendment redefines how the President and Vice-President are chosen by the Electoral College, making the two positions cooperative, rather than first and second highest vote-getters. It also ensures that anyone who becomes Vice-President must be eligible to become President.                                     The 13th Amendment abolished slavery in the entire .  Black Americans.                                                 The 14th Amendment ensured that all citizens of all states enjoyed not only rights on the federal level, but on the state level, too. It removed the three-fifths counting of slaves in the census. It ensured that the would not pay the debts of rebellious states. It also had several measures designed to ensure the loyalty of legislators who participated on the Confederate side of the Civil War.  Become American Citizens.                                                                                                                                 The 15th Amendment ensured that race could not be used as a criteria for voting. Right to vote 1870.                          The 16th Amendment authorizes the to collect income tax without regard to the population of the states.                                                                                                                       The 17th Amendment shifted the choosing of Senators from the state legislatures to the people of the states.                                                                                                                                                   The 18th Amendment abolished the sale or manufacture of alcohol in the . This amendment was later repealed (erased).  Prohibition to sell alcoholics, lasted long.                                                                                                  The 19th Amendment ensures that sex could not be used as a criteria for voting. Right to vote for women.                                                                                                                                                 The 20th Amendment set new start dates for the terms of the Congress and the President, and clarifies how the deaths of Presidents before swearing-in would be handled.                                      The 21st Amendment repealed the 18th Amendment.                                                                              The 22nd Amendment set a limit on the number of times a President could be elected - two four-year terms. It has one exception for a Vice-President who assumes the Presidency after the death or removal of the President, establishing the maximum term of any President to 10 years. Voted in 1951, two terms maximum, President Roosevelt was sick 1944, was in a third term, asked for such an amendment.                                                                                                                                            The 23rd Amendment grants the District of Columbia (Washington D.C.) the right to three electors in Presidential elections.                                                                                                                            The 24th Amendment ensured that no tax could be charged to vote for any federal office.                                                              The 25th Amendment clarifies even further the line of succession to the Presidency, and establishes rules for a President who becomes unable to perform his duties while in office.                                  The 26th Amendment ensures that any person 18 or over may vote. 1971, before it was 21 years. Problem because in some states (state-law) you can buy alcohol only with 21 years, driving-age is 16.                                                 The 27th Amendment requires that any law that increased the pay of legislators may not take effect until after an election.

The 27 Amendments, the 27th Amendment (1992): “No law, varying the compensation for the services of the Senators and Representatives, shall take effect, until an election of Representatives shall have intervened.”

 

Proposed Amendments:

1926: child labor: “The Congress shall have power to limit, regulate, and prohibit the labor of persons under eighteen years of age.”

1971: ERA (Equal Rights Amendment): “Equality of rights under the law shall not be denied or abridged by the or by any State on account of sex.”

1978: representation of D.C in Congress: “For purposes of representation in the Congress, election of the President and Vice President, and article 5 of this Constitution, the District constituting the seat of government of the shall be treated as though it were a State.”

Some amendments had failed. ¾ of states are necessary for an amendment to be written in the Constitution. 1926 child labor didn’t pass. 1971 ERA men and women have the same rights, same wording as for the slaves. 2004 (e.g. in the and in ), gay couples’ wedding were allowed. Strong conservative lobby that was in favor to write in the Constitution that wedding was only between men and women. Bush endorsed the proposal being against same-sex-marriage. San Francisco major was pro-wedding of gays. People knew that the major would be stopped so went to get married quickly. Schwarzenegger was against. Speech of President Bush about this subject: www.whitehouse.gov/news/releases/2004/02/20030224-2.html

 

 

 

3. The executive branch

 

A)    The elections

 

There are elections every year (not president but locally). Election Day: 1st Tuesday in November after 1st Monday. There was a system of poll tax until the 60ies, so discrimination against poorer people (black minorities often).

1920: women get the right to vote after a long fight (in 1944).

Two types of election: general elections to elect members of the Congress and the President (elected for four years), mid-term-elections, to elect members of Congress (people of the House of Representatives elected for 2 years and for the Senate elected for 6 years). These elections happen every 2 years, that’s why it is called “mid-term-election” (of the President).

 

Différence avec le système d’élection des présidents aux Etats-Unis et en France. Proportionnelle: pas chaque Américain qui va voter. Election où il y a eu contestation en 2000. Bush (r), Gore (d): C’était très juste. Magic number 270. Bush avait 273 et Gore 265. Très juste, les gens se sont dit que Ce n’était pas possible. Le résultat pour un état est très important. Là, sur la Floride c’était décisif. Représentants au Congrès. 435 représentants au Congrès,

Nombre de représentant +2 (Congrès)                            435

Electeurs                                                                     100

Total                                                                           535

L’élection se gagne par état. Floride très peuplé donc 23 représentants au Congrès. Tout le monde va voter pour l’un ou l’autre mais il va avoir un intermédiaire. On fait par Etat. Le soir de l’élection en Floride, on fait le compte. Ex. 50,1% Bush, 49,9% Kerry : « the winner takes it all » : Bush emporte la Floride alors 23 électeurs au Congrès. Vermont n’est pas trop important car il n’y a qu’un représentant. 23 à la chambre des représentants +2 (Floride) et 1+2 au Vermont. Au Vermont un résultat juste comme celui-là n’aurait jamais autant fait de débat. On remporte ou on perd un état, donc au niveau électoral, parfois les gens vont surtout dans les grands états. Elections en 2000: Le vote des Américains individuellement était plus de voix pour Gore, mais avec le système proportionnel, c’était Bush. Pas le suffrage qui compte.

2000 was important in politics. It was not the first time it happened that someone lost who had majority of people’s voices.

Par Alhambra - Publié dans : Notes de cours Isa
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