Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /Avr /2007 23:23

COURS DU 3 AVRIL 2007

 

Le statut de Bolivar dans le roman : il n’apparaît pas vraiment comme un personnage.

Son nom passe de bouches en bouches parmi les révolutionnaires mais aussi dans la bouche de gens qui ne sont ni d’un camp ni de l’autre –livre page 276/278- et à la différence de Bovès qui entre petit à petit dans les actions romanesques (crescendo) et qui se matérialise, Bolivar lui ne va jamais se matérialiser.

Son nom est évoqué au début, dans l’espace de la « légende » avec le récit de l’esclave –livre page 9-. Le roman débute et termine aussi avec l’évocation de son nom. Bolivar apparaît au chapitre 5, le fugitif qui raconte à Fernando –livre page 98- Bolivar constitue un espoir pour les patriotes mais cependant nuancé par la perte de Puerto Cabello et par l’incertitude voire le scepticisme de la dernière phrase :

-         « et vous croyez qu’il arrivera ici ? »

-         « qui sait ? » -livre page 98-

Pietri fait beaucoup de différences entre Bolivar et Boves car à aucun moment il ne parle des défaites de Bovès, sauf dans la bataille finale. Livre page 99- l’image de Bolivar commence à acquérir une espèce d’omniprésence dans le champ positif = considération que l’on a du personnage !.

Pietri parle de la cruauté de Bolivar et la met en parallèle avec celle du camp adverse. Ce parallèle rejoint l’idée qu’il ni a pas de manichéisme dans la vision que le romancier a de l’histoire –livre page 99-.

Pour illustrer l’absence de manichéisme malgré l’admiration pour républicain –livre page 216- il souligne le courage des royalistes.

 

A retenir : cette volonté de la part de l’auteur de ne pas tomber dans le manichéisme qui est le travers de l’histoire officielle.

 

Livre page 141- un jugement dépréciatif qui est le reflet dans ce récit romanesque de l’opinion d’une partie de l’aristocratie créole, ce qu’ils pensaient et comme si ce que disaient ce propriétaire avait pesé sur la décision des autres propriétaires –livre page 242-.

Cette vision de Bolivar contraste avec celle de Sambrano, ennemi mais malgré tout Bolivar est vu à l’instar de Bovès dans comme un homme courageux/valeureux... = vision donnée par un ennemi de Bolivar –livre page 172-.

Pour les patriotes et pour les ennemis, Bolivar est représenté comme un homme courageux (lexique de la positivité) malgré les doutes de certains patriotes qui assombrissent parfois le portrait et malgré ses échecs.

 

Réticences :

Conversation parmi les soldats qui défendent la Villa, ils savent que Bovès va les massacrer et ils doutent de la possibilité qu’a Bolivar de les défendre –livre page 205- le colonel Roso Vias reproche d’avoir envoyé les maigres forces il disposait à la Puerta.

Fernando reproche aussi à Bolivar son absence –livre page 256- reproches muets.

 

Bolivar a une présence presque fantomatique mais une efficacité réelle et fondamentale parce qu’il est entre autre le référant antithétique de Bovès (opposé/antithèse –balance et contre balance) cela est à mettre en parallèle avec les faits historiques.

La figure de Bolivar relève d’un mythe. Dès le début de l’ouvrage, Bolivar est évoqué comme un mythe et à la fin, le roman se referme sur lui sans s’être matérialisé.

Campos n’a qu’une envie, c’est voir Bolivar pour qui il a une grande admiration (cela marque la fascination de l’auteur pour Bolivar). Campos regrette de ne pas pouvoir s’affronter à Bolivar –livre page 282-.

 

Pietri a voulu démontrer que Bolivar a été plus qu’un simple libérateur ou un chef militaire brillant, il a été un visionnaire, un idéaliste qui avait des idées de liberté, de justice et le traitement romanesque donné à Bolivar (avec lucidité malgré tout) montre son admiration pour l’homme.

 

Bovès : Antithèse de Bolivar. Général royaliste le plus important de la guerre à mort. Audace et cruauté. Ses actes ont causé de grandes défaites aux révolutionnaires (voir notes de début d’année pour biographie de Bovès).

Statut de Bovès dans le roman :

Evoqué petit à petit, il se matérialise au fils des pages et en même temps, il est évoqué comme une force irrésistible qui avance inexorablement

Par évocation de son nom, il crée la panique chez ses ennemis. Son nom n’apparaît qu’à la –page 110-. Dans ce passage,  est évoquée la force retrouvée de l’ennemi et le nom d’un certain Bovès que l’on associe d’emblée aux atrocités et aux forces retrouvées de l’ennemi. Il représente une menace pour la république. Cette menace se précise dans la 2ème évocation de Bovès, quand l’esclave apporte des nouvelles –livre page 141- « un inconnu nommé Bovès ». Bovès est associé aux forces du mal. Cette rumeur s’amplifie de + en + dans le roman et il va provoquer la peur chez les gens même si ils ne l’ont jamais vu.

Livre page 134- Bovès est nommé pour la 3ème fois.

Livre page 140- Bovès est nommé pour la 4ème fois.

Entre la première évocation et la 4ème, il s’et passé un ou deux jours (et quelques pages). On note l’ascension fulgurante dans le roman, comme dans l’histoire d’ailleurs, de Bovès.

Le parti pris de l’évoquer comme un inconnu et de le faire sortir de façon brutale de l’anonymat correspond aussi aux faits historiques.

Livre page 172- milieu de page, = ascension rapide

Livre page 160- il est évoqué comme un général. Bovès est une figure qui s’impose comme la plus en relief dans le roman. Toujours pas matérialisé. C’est au chapitre 10 que l’image de Bovès va se matérialiser comme personnage. Entrée graduelle. La façon dont Pietri le présente = à la manière d’une vague qui avance inexorablement (et pas d’un seul coup).

Au chapitre 10, Bovès et 7000 lanciers avancent dans le pays et il est présenté comme une vague ou une inondation avec l’image du chef royaliste au premier plan. Tout le chapitre est présidé par cette image de Bovès et l’avancée de ses troupes. C’est une marche inexorablement, inébranlable. Une marche destructrice et de mort. Dans les procédés narratifs elle est évoquée comme une ritournelle/refrain –livre pages : 195 ; 196 ; 197 ; 198 ; 201 ; 202 ; 208 ; 215 ; 216 ; 225 ; 226- et pour contrebalancer cette force inexorable, il y a les cavaliers de la Villa –livre page 226-.

 

L’entrée de Bovès dans l’église –livre page 227 à 234- L’auteur choisit d’intensifier l’atmosphère de terreur par petites touches (technique narrative). Bovès tarde à sortir de l’ombre = état de panique des gens graduellement intensifié jusqu’au paroxisme. Stylistiquement, cette action va être confirmée par des images virtuelles et « auditives » -livre page 228-.

Livre page 227- Bovès dans la pénombre

Livre page 228- images « auditives » et visuelles

Livre page 229- Allure de Bovès qui confirme le jugement de David quelques pages avant (admiration de David).

Livre page 258- Allure de Bovès sur son cheval, dominateur et ascendant sur les autres. Homme impatient et autoritaire.

Livre page 265- « un chef »

Livre page 266- les dernières touches au portrait de Bovès (métaphore de son ascension et description d’un meneur d’hommes)

Livre page 272- Bovès, quelques pages avant la fin, est blessé.

 

Le sadisme de Bovès dans les faits historiques et dans le roman = dans le roman il y a plusieurs exemples –livre page 95/96- mais dans les faits réels il y eut aussi des exemples.

Le sadisme de Monteverde –livre page 229-.

Ce sadisme s’est exprimé dans la réalité.

Par Alhambra - Publié dans : Notes de cours Isa
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