Jeudi 19 avril 2007 4 19 /04 /Avr /2007 17:49

COURS DU 17 AVRIL 2007

 

Encore le sadisme de Bovès –livre page 230-234-, quand Bovès donne ordre d’évacuer les morts de l’église et qu’il impose musique et danses. Ce sadisme correspond à la réalité historique.

Le personnage de Bovès a été traité par un autre romancier « Herrera Luque » dans son roman « Bovès el Uruguallo » dans lequel il insiste encore plus sur le sadisme de Bovès qui viendrait selon lui d’un sentiment de frustration envers les créoles riches.

Les Mantuans qui l’avaient méprisé et dans le roman d’Herrera Luque il est question d’un sadisme qui s’appuie sur la réalité historique.

 

Exemple : Jalon est un officier de Bovès qui l’a suivi un temps puis est passé dans le camps des insurgés. A la bataille (que perdent les insurgés) Jalon se rend à Bovés. Au milieu de tous les prisonniers, Jalon est venu chercher avec beaucoup d’égards et on lui annonce que le chef Bovès avait chargé ses hommes de le traiter avec beaucoup d’attention. Il est invité à la table de Bovès. Repas très amical. Bovès le récrimine très gentiment mais sans rancœur. Jalon est soulagé, se détend et devient serein. Des pas martiaux se font entendrent. Bovès dit à Jalon qu’il y a une cérémonie et qu’il le convie à l’y accompagner.

En réalité, la cérémonie est une cour martiale qui attend Jalon. Il sera humilié, dégradé, fouetté et le tue en faisant frire sa tête dans de l’huile et en attachant son corps à la queue d’un cheval.

 

Le sadisme se nourrit de la panique de la victime qui est d’autant plus grande que la victime se sentait tranquille et sereine.

 

Exemple encore : La torture faite à son ancien ami et officier également. Vicente Barroteran qui lui aussi était passé dans le camp adverse.

Là encore, il est fait prisonnier. Bovès le découvre au milieu de tous les prisonniers et Luque raconte que les yeux de Bovès se sont mis à briller.

L’indien qui accompagne toujours bovès est chargé de donner Borrolean aux tambochas (fourmis rouges). Il est enterré vivant jusqu’au cou avec de la mêlasse sur la tête. Une heure après il ne reste qu’un crâne sanguinolent, la tête a été mangé par les fourmis.

 

Dans le sadisme de Bovès, c’est le regard affolé, effaré de sa victime qui fait son bonheur. C’est là où il peut voir le reflet de sa supériorité. C’est une constante dans le comportement sadique.

Le sadique cherche une reconnaissance dans le regard de sa victime. Le bourreau souhaite que la victime lui reflète le regard qui lui permet de jouir de sa supériorité. A partir de là, on peut comprendre dans le roman le sourire froid de Bovès (épisode de danses et musique dans l’église), lorsqu’il assiste aux contorsions de terreur qui en réalité est la traduction de la terreur et de la douleur.

Herrera évoque aussi dans son roman cet épisode qu’il nomme le « bal » de l’église (fait réel).

 

Autre concept, le désir de reconnaissance pour Presentation Campos :

On lie souvent la frustration au sadisme (dans l’histoire àHitler...)

Campos incarne cette reconnaissance. Il est mû par un fort désir d’être le maître. Il considère qu’à défaut d’avoir la richesse (Fernando) il a le pouvoir.

Dès le début du roman, l’attitude des esclaves vis-à-vis de lui est significatif de l’ascendant et du pouvoir qu’il a sur eux.

On l’appelle « Don » malgré l’interdiction de Fernando (car « Don » c’est el dueno... le Maître) –livre pages 10 et 11-. Campos se nourrit de la faiblesse de Fernando –page 13- image que Campos a de Fernando et le sentiment qu’il a de lui-même (d’être le maître).

A travers –livre page 101- la phrase de Presentation Campos, on voit le mépris qu’il a pour les êtres faibles et lâches (pour lui Fernando et esclaves = sur le même plan).

Il méprise les esclaves = odeur de la réserve BIEN RELIRE TOUT LE CHAPITRE 7 ET L’ANALYSER DE PRES.

 

Le mobile qui détermine Campos à se lancer dans la guerre (sans uniforme, médailles ni aucun faste) est la volonté d’être reconnu comme une conscience souveraine pour que PERSONNE ne lui donne ou ne puisse lui donner d’ordres.

Ce qui l’intéresse c’est « d’exposer sa poitrine nue..... ».

Campos qui correspond au profil du maître au sens Hégelien (Hegel : Maître et esclave). Pour Hegel, le maître c’est celui qui ose affronter la mort pour être reconnu comme conscience souveraine. L’esclave est celui qui est apeuré, qui tremble devant la vie et est incapable de risquer sa vie pour s’affirmer et préfère la soumission, la dépendance plutôt qu’assumer les conséquences de l’affrontement et de l’initiative.

Fernando est le maître par hérédité mais n’a pas de courage.

Campos se hausse à la hauteur de son maître il a la volonté et il agit, il n’est pas un maître de part ses origines.

Chapitre 5 –livre page 86- on aborde les origines de Campos mais on n’en dit rien de précis .

Camps est important car il représente la lutte des métisses qui est exemplaire (a valeur d’exemple et de généralisation) et en particulier des « llaneros » (habitants des llanos –région du Venezuela).

Il aspire à un statut reconnu, non pas en fonction de la couleur de sa peau ou de sa naissance de sa propre valeur.

On peut ainsi faire un parallèle avec Bovès et sa lutte contre les riches créoles qui l’avaient méprisé.

 

Campos se sent supérieur.

Livre page 121/122. Dans sa manière de commander aux esclaves.

Livre page 124/125. Décapitation du seul esclave qui montre de la résistance.

Livre page 127. Pénétration/viol de la demeure du maître puis le viol d’Inès. Le fait d’incendier l’hacienda dans le –livre page 129- sa façon de montrer que personne n’est au dessus de lui.

 

« CAPON » = coq castré « moi je pensais que c’était le CHAPON »

 

Tous ces actes du chapitre 7 montrent qu’il acquière par tous ces actes une conscience souveraine –livre page 122-

Il ne supporte pas les cris d’Inès et ses insultes (à voleur, traître, esclave, assassin...) c’est le déclencheur pour le viol –livre page 128- revendication de sa supériorité.

Phrase clé : chapitre 6 –livre page 134- il s’autoproclame général

Livre page 123- village désarmé il décide d’intervenir.

Il a la reconnaissance –livre page 134- des esclaves et cette reconnaissance produit chez lui une sorte d’ivresse, cependant il n’est pas pleinement satisfait et cette phrase annonce le étapes pendant lesquelles Campos va risquer sa vie seulement pour être reconnu comme le maître. Par exemple : il est dans un hameau et surpris par les bales des républicains, il va, au milieu du désordre de la troupe, se lancer seul sur l’ennemi –livre pages 173/174/175/176.

 

La Carvajala s’occupe de lui, et elle lui dit qu’elle a parlé avec le colonel –livre page 185. Campos ne considère pas qu’il y ait un colonel. Il ne supporte aucune forme de subordination.

Les relations entre Campos et la femme du chapitre 9 au chapitre 11 vont évoluer.

Livre pageS 186 à 191 on voit l’évolution des sentiments vis-à-vis d’elle. Il l’a considère d’abord comme une amie des vaincus pour lesquels lui a du mépris –livre page 189.

Livre page 190/191, il attend la Carvajala « au tournant » mais le calme avec lequel elle répond en voyant le « noir » mort révèle chez elle une force de caractère qui ne correspond pas à l’attitude des vaincus. A partir de la, il va décider de l’emmener avec lui –livre page 192

Il promet qu’il reviendra la chercher pour construire avec elle sa vie de couple. Autre facette de Campos, teintée de plus de douceur –livre pages 235 à 239.

Campos maintient son attitude jusqu’à la fin.

Livre page 269- il est un héro... Cela montre que la maître n’est pas le maître tant qu’il n’est pas reconnu de manière constante par els autres. Campos est conscient qu’il restera le maître à la condition qu’il se maintienne dans cette position de chef et que les regards des autres se fixent sur lui pour le distinguer au milieu de la confusion générale et des autres. Il veut qu’on ne voie que lui.

 

A la fin, il délire. Il continue à se voir en maître alors qu’il est en prison. Il veut tuer Bolivar. Ce qui le tenaille le plus (plus que ses blessures) c’est le désir d’affronter l’homme qui a comme lui un statut de conscience souveraine. Affronter l’homme qui est sont égal, et être sur un même pied avec lui, avec Bolivar.

 

Fernando Fonta est l’antithèse de Camos de façon presque manichéenne. Fonta qui refuse de s’exposer et tremble devant l’idée de mort.....

 

EXAMEN : LIRE LES COURS ET LE ROMANS

COMMENTAIRE DIRIGEà complémentarité de l’œuvre et de l’histoire « il faudra citer le roman de façon pertinente et synthétique »

Par Alhambra - Publié dans : Notes de cours Isa
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Commentaires

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Commentaire n°1 posté par dissertation topics le 17/08/2009 à 12h01

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